Communiqué
Règlement à la Résidence St-Philippe de Windsor
Domaine Fleurimont : la grève se poursuit
Sherbrooke, le 30 janvier 2009. – En grève depuis près de sept mois, les travailleuses et travailleurs de la résidence pour personnes âgées autonomes et semi-autonomes, le Domaine Fleurimont, veulent faire le point sur le conflit de travail. La dernière rencontre de négociation remonte à novembre 2008 et rien ne semble indiquer qu’il y aura prochainement une autre rencontre de négociation. Monsieur Savoie, le propriétaire, encaisse les loyers des résidantes et résidants, et, avec la grève, verse moins de salaire aux travailleuses et travailleurs, et passe son temps au Golf de Sherbrooke. « Il n’y a pas de problème pour lui, au contraire », a expliqué le président du Conseil central de l’Estrie, Jean Lacharité.
Les enfants des résidantes et résidants ont été rencontrés cette semaine et nous leur avons expliqué la situation. Les cadres qui doivent remplacer les travailleuses et travailleurs en grève ne font pas le travail, donc la propreté et les services s’en ressentent. « Les parents des résidantes et résidants se sont nommés trois personnes pour les représenter et pour faire savoir que la situation ne peut plus continuer car elle n’est pas actuellement adéquate », selon madame Sylvie Guillemette, présidente du syndicat.
Lors de la rencontre avec les parents, la CSN a présenté le règlement salarial intervenu dans une autre résidence privée, dont le syndicat est affilié à la CSN, la résidence St-Philippe de Windsor. Ce règlement, intervenu avant les Fêtes, prévoit que les préposés aux résidantes et résidants gagnent un salaire de 12,82 $ l’heure et ce, à compter du 26 mars 2008, alors que les travailleuses et travailleurs du Domaine Fleurimont gagnent 10,96 $ l’heure et revendiquent un salaire horaire de 12,76 $. « Si le propriétaire de la Résidence St-Philippe de Windsor est capable de payer ce salaire, monsieur Savoie est capable de le payer également. Qu’il cesse de transférer les profits qu’il fait au Domaine Fleurimont afin de financer le Golf de Sherbrooke et qu’il respecte les travailleuses et travailleurs », ajoute monsieur Lacharité.
Depuis que monsieur Savoie est propriétaire du Domaine Fleurimont, le nombre de travailleuses et travailleurs est passé de 44 à 25. « Et il veut encore couper dans les heures de travail, ce qui est inacceptable si l’on veut s’assurer que les services soient adéquats pour les résidantes et résidants », selon madame Guillemette. Depuis le début du conflit, les travailleuses et travailleurs ont reçu plus de 10 000 $ en dons de solidarité de la part des syndicats CSN de la région et de partout au Québec. Cet appui ne s’arrêtera pas tant que les travailleuses et travailleurs ne seront pas respectés.